L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Campus des droits de l’homme : éviter les erreurs du passé

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L’observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH), en collaboration avec Jewish world service et du Centre de conseils et d’appui pour les jeunes en matière de droits de l’homme (CODAP) a ouvert ce 13 novembre à Yopougon la troisième édition du campus des droits de l’homme destiné à la jeunesse.  Les échanges porteront sur le « droit de l’homme et responsabilité des jeunes face à la recomposition du paysage socio politique ivoirien ».

La 3ème édition du Campus des droits de l’Homme se tient au Centre Catholique monseigneur Chappoulie de Yopougon. Cet évènement organisé chaque année par l’OIDH est devenu un rendez-vous incontournable pour les acteurs des droits de l’homme notamment les jeunes.

« Nous connaissons tous l’actualité politique en Côte d’Ivoire et pour nous  une jeunesse bien former c’est la garantie d’un lendemain meilleure dans le champ politique » a déclaré Éric Semien président de l’OIDH lors de la cérémonie d’ouverture du Campus des droits de l’homme et de préciser qu’ainsi « ses jeunes qui aspirent à être des leaders demain  doivent être formé aux rudiments des droits de l’homme et surtout comment ils peuvent mettre en application les principes fondamentaux  dans leur travail respectifs ».

La jeunesse ivoirienne a eu une mauvaise presse durant les différentes crises qu’a connu le pays. Cette réputation est notamment liée aux actes de violence et aux exactions commis par une jeunesse aux ordres des partis politiques ou des leaders de groupes incontrôlés. La paix et le processus de réconciliation étant fragile en Côte d’Ivoire, il est important d’œuvrer pour un changement afin que le pays ne puisse plus revivre les mêmes violences en périodes électorales surtout que 2020 approchent à grands pas et que le climat politique actuel est déjà tendu !

Hormis les discours, les droits de l’homme c’est avant tout une culture, c’est un comportement, c’est un mode de vie. Ils se traduisent entre autres par la liberté d’expression la liberté de culte, le droit à la contradiction, le droit de participer à la gestion des affaires publiques de son pays. Il est donc important d’inculquer ces notions aux jeunes ivoirines pour éviter les désagréments passés.

Pour L’honorable Malick Diabaté de Cocody suppléant de Yasmina Ouegnin, député de la commune de Cocody, « on peut ne pas être d’accord sur la politique, on peut ne pas être d’accord sur beaucoup d’autre chose mais acceptons ne de pas être d’accord sur cela justement ». Pour lui les dés sont déjà jetés, l’on doit s’accepter car « nous jeune de Côte d’ivoire n’avons pas le choix que de vivre ensemble et de ne pas être d’accord ».

Pour Mauriac Gnoka, coordonnateur de campus des droits de l’homme précis que la « mise en œuvre d’initiative individuelles et collectives visant à promouvoir les valeurs portes par les droits de l’homme, la culture démocratique, cette formation contribuera à l’enracinement de la culture démocratique et à la prévention de la violence ».

Quant au vice-président Traore Fini de la commission nationale des droits de l’homme ‘CNDH il soutient le fait que « La démocratie ce n’est pas la violence, la démocratie c’est un débat contradictoire, c’est un programme contre un programme, la démocratie c’est le respect des droits de l’homme ». Notons que 20 jeunes issues des organisations ivoiriennes les plus dynamiques et de la sous-région ouest africaine qui bénéficieront de cette formation sur la démocratie à travers le campus des droits de l’homme qui est à sa 3ème édition.

Raïssa Yao

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