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Conflit éleveurs-cultivateurs : le ranching ne résoudra pas le problème

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L’ambassade de France en Côte d’Ivoire et l’ONG acting for life ont organisé une conférence-débat à l’institut français au plateau le 31 octobre sur le thème « conflits agriculteurs et éleveurs : le risque d’escalade au détriment du développement économique ».

« L’installation de ranch va faire disparaître certaine activité économique » a déclaré Alassane Soro responsable de la coopérative des éleveurs professionnels de Ferkessédougou (CEPF) panéliste à la conférence. Selon lui, plusieurs personnes vivent d’activités génératrices de revenus issues de la transhumance qui est le déplacement du bétail des pays du sahel vers ceux de la côte en vue de trouver de meilleures zones de pâturage.

Apres l’élimination de la possibilité d’importation de la viande frigorifiée depuis les pays sahéliens vers les pays du sud qui reviendrait cher à cause des investissements coûteux à réaliser notamment la remise aux normes des abattoirs et les camions frigorifiques qui pourraient augmenter le coût de la viande au niveau du consommateur, la solution du ranch semble ne pas être du gout des professionnels de l’élevage. Cette méthode d’levage selon eux ne résoudra pas les conflits entre éleveurs et cultivateurs car en plus du manque de terre qui pourrait se poser à cause de l’espace octroyé par chaque bête, 2 hectares par animal, certains éleveurs devront à un moment donnée de l’année faire sortir le bétail pour paître à cause du manque d’infrastructure. En sus, la transhumance constitue une source de revenus.

« Chaque préfecture dans la région du Bénin arrivait à collecter au moins 2 millions à travers la transhumance par rapport à la taxe fixée par sur chaque animal » affirme Somba Beore responsable du réseau de communication pastoralisme (RECOPA), située dans l’est du Burkina Faso. Elle explique avoir assisté au bilan de la transhumance au Togo.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs existent depuis la nuit des temps. Ils sont classés au premier rang des conflits inter-communautaires. En Afrique occidental ; ils constituent les Cause majeures de violence et vol. Si Les éleveurs n’ont pour seul richesse leur bétail qu’ils emmènent paître sur de longues distances. Ils arrivent que dans la quête de pâturage pour leurs bétails ces derniers s’en prennent aux plantations des cultivateurs qu’ils traversent.

Doit-on arrêter cette mobilité du bétail Quand on sait que les troupeaux ont besoin de paître tandis que les cultivateurs ont également besoin de l’engrais organique de ces troupeaux pour enrichir leur terre. Somba Béoré maintient que la meilleure manière d’éviter des conflits est d’aménager des couloirs de passage des animaux qui sont des pistes réservées à l’animal qui doit les suivre afin de rejoindre les points d’eau « pour que l’animal ne soit pas obligé d’aller pâturer dans le champ de quelqu’un en chemin ».

David Sagara représentant de l’union régionale fédération bétail Sikasso, lui explique que le contexte du changement climatique a provoqué l’appauvrissement des terres « c’est avec la production animales que nous améliorons la productivité des sols alors qu’en améliorant la productivité des sols ; on améliore leur rendement ».

 Pour l’Union africaine représentée par Abdel Ethmane, il déclare que « L’Union Africaine n’as pas encore produit de texte sur le sujet » qui touche plusieurs pays africains L’agriculture et l’élevage sont des activités qui sont fortement liés. Il est donc important d’emmener les acteurs à trouver une solution et un terrain de concertation pour éviter les conflits ont convenu tous les panélistes. C’est près 20 millions d’éleveurs en Afrique, et 80 millions de personnes qui dépendent de cette activité .la Côte d’Ivoire   a enregistré en 2016 c’est 60 cas de conflits entre éleveurs et cultivateurs

Raïssa Yao

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