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Coronavirus : la noël sur fond de mutation de la Covid-19 [scan-santé]

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La Covid-19 continue de réserver de bien désagréables surprises au monde et à la communauté scientifique. La nouvelle variante britannique du virus vient doucher les espoirs des plus optimistes quant aux perspectives de sortie de crise. La variante du virus est-elle déjà présente en Afrique et au cœur d’une possible 2ème vague ? Elément de réponse dans ce Scan-Santé de vérification d’information d’Eburnie Today.

C’est une nouvelle course contre la montre qui s’engage de nouveau pour les chercheurs et les scientifiques du monde. Au moment où quelques vaccins sont à l’essai ou déjà administrés, force est constater que la découverte d’une variante de coronavirus risque de compliquer les plans visant à contrecarrer la maladie. Aux critiques sur les effets secondaires des vaccins vient désormais s’ajouter la crainte liée à de nouvelles variantes (hautement ou non) transmissibles d’un individu porteur à l’autre. Il y a de quoi inquiéter les gouvernements et aussi agacer les firmes pharmaceutiques.

A l’échelle des pays [jouissant pleinement de leur souveraineté], la situation pourrait de nouveau forcer chacun à fermer ses frontières. Pour les firmes pharmaceutiques…c’est plutôt « retour à la case départ ». Ces variantes pourraient représenter des difficultés importantes. Premièrement, mettre à rude épreuve l’efficacité des vaccins fraîchement sortis des laboratoires et deuxièmement obliger les chercheurs à reprendre un travail laborieux de conception d’une molécule adaptée à la nouvelle variante.

Les virus : as de la mutation ?

Voir des virus muter n’est pas un phénomène nouveau mais il reste tout de même inquiétant lors d’une crise sanitaire. Cela est encore plus inquiétant pour la Covid-19 puisque lors de cette pandémie, de nombreuses études se sont avérées complètement infondées sur la nature du virus et sa dangerosité. La variante britannique de la Covid-19 appelé B.1.1.7 ou VUI-202012/01 reste encore un mystère. Cependant, les premières informations sur cette variante font état de 17 mutations et une capacité à se transmettre plus rapidement.

Apparu pour la première fois le 20 septembre (un cas isolé), elle représentait environ 26 % des cas à la mi-novembre sur la grande île du nord de l’Europe ! « À la semaine du 9 décembre, ces chiffres étaient beaucoup plus élevés. Ainsi, à Londres, plus de 60 % de tous les cas étaient la nouvelle variante » a indiqué lors d’une conférence de presse le conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique, Patrick Vallance.

Quel risque pour l’Afrique ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la mutation des virus. Certaines peuvent ne pas rendre le virus plus létal, d’autres par contre peuvent augmenter sa capacité à contaminer plus rapidement d’autres personnes. La mutation B.1.1.7 donne la capacité à la Covid-19 de mieux se fixer aux cellules humaines ; donc de pouvoir rester plus longtemps dans le corps. L’Afrique reste le continent le moins touché par la crise sanitaire de la Covid-19. Et contrairement aux idées qui circulent déjà sur internet faisant état d’une possible deuxième vague en Afrique liée à la nouvelle variante britannique du virus, seule l’Afrique du Sud (pays le plus touché en Afrique par la Covid-19) a fait des observations sur des possibles mutations du virus. Mais encore une fois, il s’agit selon les chercheurs d’une lignée distincte de la variante britannique. Les scientifiques ont séquencé des génomes dans trois provinces où les cas sont en plein essor. Il s’agit du Cap oriental, le Cap occidental et le KwaZulu-Natal.

Une évolution inquiétante sur la maladie mais qui nécessite plus de données indique John Nkengasong. Le directeur des Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), rappelle qu’il est plus que jamais important de continuer à observer les mesures de protection contre la Covid-19 largement diffusées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

SUY Kahofi

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