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Covid-19 : la vaccination ne marque pas la fin de la transmission [Scan-santé]

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De nombreux vaccins ont été autorisés par l’OMS mais cela ne suffit pas à dire que la pandémie est un vieux souvenir. Les cas de transmission sont encore élevés d’où la nécessité de respecter les mesures de prévention.

Si les experts sont quasi unanimes sur le fait qu’une vaccination à grande échelle peut être un moyen de stopper la transmission de la Covid-19 et ainsi mettre fin à la pandémie, il est important de reconnaître que le monde est encore loin de ce schéma très optimiste. Plusieurs étapes doivent être franchies avant d’y parvenir. En effet, les vaccins autorisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) doivent être produits en grande quantité avec à un prix accessible à tous les pays et territoires touchés par la maladie mais aussi et surtout pouvoir être déployés à l’échelle des communautés locales.

Il convient de dire que les défis posés par ces différents aspects sont importants mais pas impossibles à surmonter. En ce qui concerne la production, les firmes autorisés par l’OMS affichent toutes une capacité de production supérieure au milliard de doses mais avec des prix différents et la possibilité ou non d’être partenaires de l’initiative COVAX.

De tous les vaccins les plus médiatisés, AstraZeneca est le plus vendu dans le monde. Ce vaccin, élaboré par le groupe britannique AstraZeneca avec l’université d’Oxford, est à vecteur viral. Il ne se traduit non pas par une injection d’ARN messager mais par un tiers virus modifié pour transporter une séquence d’ARNm qui code les fameuses protéines virales « spikes » et contre lesquelles des anticorps seront rapidement fabriqués par l’organisme. Le procédé à vecteur viral a déjà été utilisé pour le vaccin contre Ebola. Les résultats des essais cliniques du vaccin AstraZeneca, publiés le 8 décembre dans la revue scientifique The Lancet, ont confirmé une efficacité du vaccin à 70% en moyenne. Cependant celui-ci peut être conservé entre 2 et 8 degrés et peut être administré en une unique dose.

C’est d’ailleurs celui que la Côte d’Ivoire a choisi dans le cadre de l’initiative COVAX. Le pays a reçu 500 000 doses pour contrer la maladie qui a déjà fait plus de 230 morts pour plus de 43 000 cas confirmés. La vaccination a débuté le 1er mars dernier.

« La phase une, elle est constituée par le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité ainsi que les enseignants. La phase deux englobe les personnes âgées de plus de cinquante ans, des porteurs de pathologies chroniques et des voyageurs » a détaillé le ministre ivoirien de la santé Eugène Aka Aouélé lors du lancement de la campagne.

En dépit du nombre important d’ivoiriens qui se font vacciner, le taux de contamination reste inquiétant. Et cela s’explique par une certaine négligence observée chez les ivoiriens. Le port du masque pourtant obligatoire n’est plus respecté. Il est à la limite une formalité banale pour avoir accès à des hôpitaux et bâtiments administratifs. Les accolades et salutation sont de retour. La distanciation sociale importe peu dans un contexte où les lieux de rassemblements et de divertissement sont de nouveau bondés de monde. Le lavage des mains et le gel hydroalcoolique ne sont plus imposés par de nombreux services publics et privés. La Côte d’Ivoire est loin d’avoir vaincu la Covid-19 et le nombre certes encourageant de personne vaccinées ne doit pas pousser les populations à abandonner ou négliger les gestes barrières.

Anderson Diédri avec le soutien de l’OIF, Mécanisme de lutte contre l’infox

*Source d’actualité sur les vaccins Covid-19 OMS & The Lancet

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