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Enquête/ Football : d’Abidjan à Tunis, ces faux intermédiaires sportifs, vrais esclavagistes

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En Côte d’Ivoire, de nombreux jeunes rêvent d’un destin de footballeur professionnel dans des clubs côtés d’Europe. Cette quête conduit bon nombre à transiter par l’Afrique du Nord, la Tunisie notamment. Pour atteindre cet objectif, les joueurs ont recours à des intermédiaires. Des personnes supposées mieux informées, ayant de bons contacts pour les aider à réaliser leur rêve.  Mais dans bien des cas, le rêve se transforme très vite en cauchemar.

Ange T*, footballeur ivoirien évoluant en Tunisie depuis quelques années connait bien le sujet. Il recueille souvent, chez lui à Tunis, des Ivoiriens en détresse. Ils sont des jeunes qui atterrissent d’Abidjan dans l’espoir de signer pour un club de football. Puis, très vite, se rendent compte qu’ils ont été dupés.

« Mon propre ami d’enfance s’est laissé embourber. Heureusement qu’il a pu signer dans mon club. Nous sommes toujours ensemble aujourd’hui. A l’époque je ne vivais pas seul et je n’avais pas encore signé dans un club. Je lui parlais des réalités d’ici. Mais, incrédule, il est venu en Tunisie. C’est sur les réseaux sociaux que j’ai su qu’il est là. Après une certaine période, il me téléphone effectivement. Et dit attendre de signer dans un club qui doit le recruter. Cela m’a tout de suite paru suspect. En principe, si on doit signer en venant d’Abidjan, on n’attend pas. D’Abidjan, on doit se retrouver automatiquement dans le club. En plus, ce n’était pas une période de test. Ce n’était pas le mercato », se souvient Ange T.

Les soupçons se confirment. L’ami d’enfance se retrouve parqué dans un studio avec d’autres jeunes à la merci d’un faux intermédiaire sportif.  Ce dernier garde même par devers lui, l’argent de poche de « ses protégés ». Ange T ne se souvient plus de la somme exacte. Mais il affirme que le faux manager dévalise les joueurs.  Il est vu comme un tuteur. Et ce qu’il demande est exécuté.

Des travaux pénibles pour survivre

Le manager fait croire à ces footballeurs que le club les intégrera, mais dans quelques mois.  Il leur dit de patienter. Sans argent, comment vont-ils survivre ?

« Il leur a donc dit de travailler en attendant pour avoir de l’argent. Or, ici, ce sont des travaux pénibles. Quand on travaille, on ne peut pas jouer au football. Ce sont des travaux qui donnent des courbatures. Et qui affaiblissent.  Les managers fuient et laissent les joueurs à leur sort.  Ceux qui ne fuient pas vous obligent à travailler dur. On retrouve alors des joueurs ivoiriens dans la maçonnerie et ils sont moins payés qu’un maçon en Côte d’Ivoire. Quand ils commencent ce travail, ils perdent leurs compétences en football car il est difficile de s’entraîner et travailler dur en même temps. Ceux qui s’en sortent ne sont pas nombreux ».

Avec Ange T., l’on apprend que ce phénomène est récurrent. Même si des statistiques ne sont pas disponibles. Ces prétendus intermédiaires sportifs ou encore managers de joueurs, on les retrouve en Tunisie, dans diverses communautés. Qu’il s’agisse de tunisiens ou de sub-sahariens. L’imposture prend différentes formes. Certains envoient les joueurs de la Côte d’Ivoire et les logent. Ils réservent l’appartement juste pour dix jours à l’insu du joueur.  Ce dernier croit être logé pour un bon moment.  Après dix jours, le bailleur réclame le paiement du loyer au jeune footballeur. Et à ce moment, le manager a déjà changé de numéro de téléphone. Les menaces pleuvent sur le seul joueur. L’infortuné est obligé d’appeler des connaissances en Tunisie ou encore sa famille restée en Côte d’Ivoire pour envoyer de l’argent. Ou encore, il travaille pour compenser le loyer. C’est le début de l’engrenage.

L’Aouina et L’Ariana, ces quartiers cités

L’Aouina et l’Ariana sont les deux quartiers le plus cités comme hébergeant ce phénomène. Ces deux quartiers sont réputés peuplés, de plus de sub-sahariens dont la plupart des jeunes, y sont venus en principe dans l’optique de signer avec un club de football.  En réalité, ils n’ont généralement aucun contrat. Certains n’ont ni joué au football sur place, ni passé de test depuis. La stratégie des esclavagistes inclue les réseaux sociaux. Lorsqu’un jeune joueur de peau noire signe un contrat, ils se prennent en photo avec lui et publient ces images sur les réseaux sociaux. Même quand il ne s’agit pas de joueurs qu’ils encadrent, de quoi   tromper la vigilance de leur cible.

Le joueur en plein de rêve, resté en Côte d’Ivoire ignore tout de cette supercherie.  Aidé par sa famille, il peut envoyer de l’argent à l’un de ces prétendus intermédiaires, dans l’espoir de se faire recruter dans un club. Parfois, ces faux managers, prennent des sommes allant de 1000 à 3000 euros pour un test. Soit entre 650 mille et 1,950 million de F CFA.  « Ce qui n’est pas juste.  Ils sont sans pitié », commente Ange T.

« En principe, on ne devrait pas donner de l’argent à un manager pour passer de test de recrutement », confie Ange T. « Si un club veut un joueur, c’est le club qui met tout en œuvre pour avoir le joueur. Donc, le club paie le billet d’avion, le séjour du joueur etc. le club adresse un courrier à la fédération s’il s’agit d’un joueur professionnel évoluant dans un club. En aucune façon, un joueur qui est convoqué par un club pour faire un test, doit payer de l’argent. Au contraire. Donc, quand vous avez affaire à une personne qui vous demande de l’argent pour aller faire un test, vous devez vous en méfier. C’est à 99% une arnaque », met-il en garde.

Survivre en Tunisie devient le challenge pour les footballeurs (photo cc)

Un secteur verrouillé à double tour

En plus, en Tunisie, il est difficile pour un non national d’accéder au championnat. Il n’est par exemple pas permis aux étrangers de jouer en deuxième ou en troisième division. En tant que joueur étranger, vous pouvez jouer uniquement en première. Or, de leur côté, les clubs de la première division sont soumis à un quota de recrutement. C’est peu dire à quel point le secteur du foot est verrouillé dans ce pays. Une information généralement méconnue des joueurs à qui, des faux-monnayeurs promettent monts et merveilles.

Le premier jour déjà, à l’aéroport, le malheureux joueur subit des tracasseries. On sait bien qu’il est venu du pays avec de l’argent. Le faux manager se fait accompagner d’un tunisien pour aller le chercher à sa descente d’avion. Le Tunisien lui est présenté comme un président de club. Ou encore une personne introduite dans les grands clubs du monde. L’objectif est de vous mettre en confiance pour mieux vous escroquer. « Quand le joueur ivoirien voit une personne de race blanche, il mord à l’hameçon. Mais ce sera la seule fois pour lui de voir ce Tunisien, dit président de club. Il ne vous donnera pas son contact », affirme Ange T.

Depuis janvier 2018 jusqu’à décembre 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT), section tunisienne de France terre d’asile a reçu 16 personnes dont 5 mineurs non accompagnés.  Ils avaient entre 14 et 33 ans et tous étaient de nationalité ivoirienne. « Nous accueillons depuis 2014 dans notre permanence d’aide sociale et juridique des migrants de jeunes ivoiriens footballeurs qui sont venus en Tunisie grâce à un intermédiaire dans le but de jouer au football. Ils sont victimes de réseaux d’escroquerie et se retrouvent démunis, en situation irrégulière et bloqués en Tunisie, et viennent donc faire appel à nous pour les aider », indique pour sa part, Wiem Bouhdid, la coordinatrice du pôle protection de Terre d’Asile Tunisie.

« Nous apportons une assistance sociale et juridique à ces jeunes qui nous demandent de l’aide en matière d’hébergement, de régularisation de leur séjour, d’exonération des pénalités ou encore d’aide au retour volontaire ou d’accès aux soins », précise-t-elle.

Par exemple, en 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT) a reçu 3 footballeurs mineurs non accompagnés, arnaqués et esseulés sur le territoire tunisien. Ils ont sollicité TAT pour une assistance d’hébergement et d’aide financière. « Après l’entretien et la détection de leurs besoins, nous les avons signalés au Délégué à la Protection de l’Enfance puis accompagné durant toute la procédure avec le Juge des Enfants. Le Délégué à la Protection de l’Enfance nous a confié l’autorisation de les héberger dans un centre d’encadrement et d’orientation sociale (centres d’hébergement étatique).  Comme ils souhaitent bénéficier de l’aide au retour volontaire, nous les avons orientés vers l’OIM. Ils sont également accompagnés pour l’accès aux soins et la délivrance de kits hygiène », témoigne la coordinatrice du pôle protection de TAT.

Terre d’Asile Tunisie alerte depuis 2016 sur ce phénomène, notamment via ses études comme « Portraits de migrants ».  Ce qui permet de mettre en lumière la situation irrégulière de ces footballeurs et attire l’attention.

Le combat contre le phénomène

Retour en Côte d’Ivoire avec M. N’DRI Hervé, président de l’ONG LISAD, une organisation spécialisée dans la lutte contre l’immigration illégale. Il a fait de la lutte contre la traite des footballeurs un sujet majeur pour son organisation. Selon lui, « l’une des difficultés majeures au retour en Côte d’Ivoire, une fois que le jeune est sur le sol tunisien et qu’on s’aperçoit qu’en réalité il s’agit d’une escroquerie, c’est cette affaire de pénalité qui existe en Tunisie ». Et il explique, « comme vous le savez, entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie, il n’y a pas de visa. C’est une bonne chose. Mais c’est aussi une facilité utilisée par ses faussaires.

En tant qu’ivoirien, quand on va en Tunisie, on a quatre-vingt-dix jours avant d’avoir besoin de titre de séjour. Donc, ces soi-disant agents de joueur, envoient les jeunes et disparaissent au bout de quelques jours. Les problèmes commencent lorsque la période où tu peux rester sans titre de séjour passe. Parfois, il y en a même qui ne savent pas qu’ils sont en situation irrégulière. Ils se retrouvent donc avec plusieurs mois de pénalité à payer. Quand ils finissent par approcher les ONG, on se rend compte qu’ils sont là depuis un long moment et pour quitter le pays, il faut d’abord payer les pénalités à l’Etat tunisien, qui peuvent monter jusqu’à 3000 dinars (650 000 F CFA) ».

Pour lutter contre le phénomène, son ONG mise sur la sensibilisation et l’information, « parce que le sujet est un peu délicat. Vous avez des parents qui sont prêts à tout pour voir leur enfant devenir footballeur professionnel. Donc parfois, il faut donner la bonne information à ces parents. Vous en avez qui, même en ayant l’information, sont disposés à le faire parce que disent-ils, chacun à sa chance. Ce n’est pas parce que c’est arrivé à un tel enfant, que ça va arriver à leur enfant aussi. Ceux-là, il faut beaucoup de sensibilisation. Et c’est ce que nous faisons au quotidien depuis que nous existons ».

Il annonce même des sensibilisations dans des clubs de football de quartier, surtout dans la commune de Yopougon, la plus grande de la capitale ivoirienne. « Le phénomène existe », affirme de son côté Bakayoko Ahmed de l’ONG ivoirienne SOS exclusion. Il est le   chargé de mission du projet Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour mieux lutter contre la traite des êtres humains en Afrique dénommé projet Recolteha. « Nombreux jeunes footballeurs qui partent à qui on promet des lendemains meilleurs se retrouvent potentielles victimes de traite. Nous avons pris à bras le corps ce phénomène en sensibilisant et en renforçant les capacités des organisations de la société civile et des médias. Pour mieux lutter contre le phénomène, il faut le connaitre », prévient M. Bakayoko. SOS Exclusion a édité une brochure adaptée aux réalités ivoiriennes afin de sensibiliser davantage l’opinion.

Dans les cercles des intermédiaires à Abidjan, le sujet est connu. Mais en parler ouvertement ? La loi du silence semble prévaloir.  Tout en confirmant le trafic puis la traite de jeunes footballeurs de la Côte d’Ivoire vers la Tunisie, un intermédiaire sportif interrogé requiert l’anonymat. « Il y a de mauvaises graines dans tous les domaines. C’est bien dommage », regrette-t-il, mais l’en dira pas plus.

L’instance mondiale du football veut s’attaquer au problème (photo DR)

La nouvelle directive FIFA pointée du doigt

Approuvé par le comité exécutif de la FIFA  le 21 mars 2014 et entré en vigueur depuis le 1er avril 2015, le nouveau règlement sur la collaboration avec les intermédiaires semble être un facteur facilitant le phénomène de faux intermédiaire sportif. Des spécialistes du milieu travaillant à la ligue professionnelle de football, qui indiquent ne pas parler au nom de la ligue mais à titre personnel, dénoncent la directive. « Ce règlement de la FIFA a eu une conséquence négative sur le fonctionnement de cette activité. Avant 2015, pour être agent de joueur, il y avait un concours. C’est à l’issu de ce concours que ceux qui sont reçus obtiennent une licence qui leur permet d’exercer. Maintenant, la FIFA dit tout le monde peut être intermédiaire. Il faut juste faire une déclaration auprès de la fédération. Une déclaration qui n’est même pas obligatoire. Ensuite vous pouvez exercer sans aucun problème. La fédération a donc arrêté d’organiser le concours. Aujourd’hui on ne sait plus exactement combien d’intermédiaire sportif existe en Côte d’Ivoire », grogne-t-on. Néanmoins, la liste des agents de joueur ayant une licence auprès de la fédération est disponible sur son site internet. Selon cette liste disponible sur le site de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), l’on compte 36 agents de joueur agrées auprès de la fédération ivoirienne de football. « Attention, cela ne veut pas dire que ceux qui ne figurent pas sur cette liste ne sont pas des agents. Si c’était avant 2014, oui. Mais maintenant, non » ; insiste ces deux connaisseurs du milieu.

Des autorités sportives dépassées par les événements

« Pour nous, cette question dépasse la question du football. Il s’agit d’un sujet de société. Quand une personne convainc un père de famille ou un enfant qu’il peut l’envoyer à l’étranger pour qu’il devienne footballeur professionnel. Et qu’ensuite ces personnes font leur passeport, et se retrouvent à l’aéroport pour prendre un vol direction la Tunisie par exemple, c’est un voyageur comme un autre. Nous ne pouvons intervenir que quand nous sommes informés », note un responsable de la Fédération Ivoirienne de Football.

Il poursuit « Et là encore, même si la fédération est informée et que les personnes, c’est-à-dire, les parents disent qu’ils sont d’accord pour que leur enfant parte faire un test en Tunisie, que peut-on faire en réalité ? » Une question rhétorique à laquelle il répond froidement : « absolument rien. La loi est claire, le règlement FIFA est simple ». Il se tait un instant puis enchaîne, « ce n’est pas comme si on ne le sait pas. Il y a des bruits qui courent et nous sommes témoins directs des conséquences. J’ai personnellement contribué à l’achat du billet d’avion d’un jeune pour qu’il regagne Abidjan. Et, au-delà de la Tunisie, il y a de nombreux jeunes dans cette même situation en Europe, notamment en France. Ceux que j’ai rencontré lors d’un passage en tant que reporter sportif et qui sont venus me voir pour leur trouver des contacts, parce que je connais le milieu du football, dorment sous les ponts la nuit et la journée, au milieu de deux entraînements, font de petits boulots pour survivre. C’est dramatique mais, c’est la réalité, on n’y peut grand-chose. La FIFA a ouvert une vanne, et bien entendu, cela a sans doute permis de résoudre des problèmes. Mais elle en a créé bien d’autre, surtout dans les pays comme chez nous. Et, c’est peut-être dur à entendre, c’est même à contre cœur que je le dis, mais on n’y peut rien en tant que ligue de football ou fédération, ça nous dépasse et je ne suis pas fiers de le dire. C’est un phénomène qui échappe complètement à notre contrôle en tant qu’autorité sportive ».

Il explique néanmoins « les précautions drastiques » que prend la fédération lorsqu’elle est saisie, « en revanche quand un club nous écrit ou nous sollicite pour avoir l’accord de la fédération parce qu’un club en Europe ou ailleurs veut un de ses joueurs, la fédération prend toutes les garanties possibles. On demande même au club demandeur d’envoyer le courrier par la poste ou par DHL donc le courrier physique d’invitation. C’est après toutes ces vérifications que la fédération donne la lettre de sortir et transmet un courrier à l’ambassade du pays en question en Côte d’Ivoire, pour que le visa soit facilement accordé parce qu’il y a une collaboration dans ce sens. Mais quand c’est en dehors du cadre normal, ce n’est plus une affaire de football. Ceux sont des voyageurs lambda qui vont en voyage. Et là, ce n’est pas le boulot de la fédération mais d’autres services de l’administration », se désengage l’interlocuteur.

Lutter contre la traite des personnes dans le football devient une priorité (photo cc)

Les actions du comité de lutte contre la traite des personnes

Au Comité national de lutte contre la traite des personnes, la réponse est plutôt globale.  « La question de la traite des ivoiriens en Tunisie est abordée de façon globale mais pas en particulier pour les jeunes du football. Elle est abordée pour tous ces jeunes qui sont en transit en Tunisie pour traverser la méditerranée.  Et ceux qui y vont pour un bien-être.  Ceux qui y sont bloqués et deviennent des victimes de traite », précise   Mme Yapo, secrétaire exécutive du comité.

La Côte d’Ivoire est partie prenante d’engagements internationaux contre la traite des personnes.  Un plan d’actions est mis en place contre le fléau. Dans cette dynamique, le Comité national dont Mme Yapo assure le secrétariat exécutif, a scellé un partenariat avec sa jumelle tunisienne, appelée l’Instance Nationale de Lutte Contre la Traite des Personnes. « Quand l’instance tunisienne réussit à identifier la personne, elle est d’office exonérée de pénalités. Quand la victime décide de rentrer, l’OIM qui est notre partenaire technique se charge de faciliter le retour de la personne. Vous verrez que des retours de migrants en Côte d’Ivoire sont organisés assez souvent. Ils viennent, de la Tunisie, du Maroc etc. Pour la dignité humaine, on ne divulgue pas certaines informations car c’est une situation dégradante ». Par ailleurs, les victimes, une fois rentrées, sont priées de porter plainte contre leurs exploiteurs pour réparation. En effet, l’une des missions de l’Unité de lutte contre la criminalité transfrontalière (UCT) est la répression.

Malgré ces actions, les esclavagistes continuent de duper. Ils sont difficiles à appréhender parce qu’ils opèrent avec une certaine habilité. Plusieurs rêves d’évoluer dans le haut niveau du football se voient ainsi brisés.  La vigilance est donc requise. Par ailleurs, il est souhaitable que la FIFA assainisse le milieu des intermédiaires, véritable passoire du trafic et de la traite de footballeurs.

Nesmon De Laure, Traoré Bakary

NB : Ange T* : nom d’emprunt

Investigation réalisée avec l’appui de France Terre d’Asile dans le cadre du projet Recolteha

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