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La Côte d’Ivoire 3ème producteur africain de coton

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La récolte nationale de coton est en hausse en Côte d’Ivoire. Une hausse qui propulse le pays au rang de 3ème producteur africain d’or blanc.

458.000 tonnes, c’est la quantité totale de coton produit par la Côte d’Ivoire au cours de la campagne 2018-2019 soit une hausse de 11% a annoncé jeudi Adama Coulibaly, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA). Cette augmentation de la production, « conjuguée aux faibles rendements du Burkina Faso, ont fait passer la Côte d’Ivoire du 4ème au 3ème rang des pays africains producteurs de coton, derrière le Mali et le Bénin », a-t-il précisé.

La production ivoirienne de coton a déjà connu une hausse de 25% entre la campagne 2016-2017 et 2017-2018, à 412.000 tonnes, grâce notamment à de meilleurs rendements engendrés par d’excellentes conditions climatiques, l’utilisation de meilleurs intrants (semences, fertilisants, pesticides…) et une meilleure organisation de la production (zonage).

« La campagne 2018-2019 s’achève sur des résultats très encourageants en termes d’engouement des producteurs, d’accroissement des superficies et de la production, même si les rendements sont légèrement en baisse », a souligné Adama Coulibaly lors d’une conférence de presse.

Le coton africain représente près de 10% de la production mondiale et est connu pour sa qualité. Il fait cependant face à une rude concurrence et un manque de subventions publiques, avaient déploré des experts mondiaux du coton en 2018. L’un des premiers avantages du coton africain c’est qu’il est récolté à la main, ce qui préserve mieux les caractéristiques de la fibre.

« Le coton africain dispose d’un fort potentiel : c’est une culture tropicale. Surtout le coton en culture pluviale est mieux placé qu’ailleurs dans le monde », a expliqué Gérald Estur, spécialiste du coton, en marge de la 77ème réunion plénière du Comité consultatif international du coton (ICAC) en décembre 2018 à Abidjan.

En Afrique – contrairement à la Chine et aux Etats-Unis qui sont les principaux producteurs mondiaux – le secteur du coton n’a pas la chance de bénéficier de soutiens importants. Un manque de subventions publiques et la quasi inexistence d’appui bancaire ne favorise pas l’essor de la filière.

SUY Kahofi

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