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L’administration ivoirienne sensibilisée sur le MAEP

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L’administration ivoirienne vient d’être sensibilisée sur le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Il s’agit d’une initiative de formation à mettre à l’actif de la Commission nationale du MAEP.

Lors d’un atelier ce mardi 22 novembre 2016 à la Maison de l’Entreprise au Plateau, les hauts responsables d’administration publique (directeurs de cabinet de ministres, directeurs centraux, etc.) ont été instruits sur la mission et les objectifs de la Commission nationale du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CN-MAEP). La Commission est un organisme créé par décret le 10 juin 2015 après la signature par la Côte d’ivoire du Protocole d’accord sur le MAEP lors de la 22ème réunion du Forum des chefs d’Etat et de gouvernement tenue le 29 janvier 2015 à Addis-Abeba en Éthiopie.

« Le MAEP est un espace de dialogue et de proposition de réformes pour le renforcement de la gouvernance. En effet, les membres de la Commission ne propose rien. Les propositions qui sont faites sont faites par les populations », explique le Pr Bernard Konan, président de la CN-MAEP.

Afin de régler les problèmes de gouvernance, l’Etat de Côte d’ivoire a mis en place une architecture institutionnelle. Elle se matérialise par la présence de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, l’inspection générale des finances, la nouvelle Cour des comptes…

« Mais de toute cette architecture institutionnelle, ce que fait le MAEP est spécifique. Notre avantage comparatif : nous ne sanctionnons pas. Nous sommes au cœur des réformes » précise Kallilou Sylla, Secrétaire national de la CN-MAEP.

Dans ce cadre, la contribution de l’administration est importante dans la mise en œuvre du MAEP.

« Nos collègues de l’administration, vous avez un rôle prépondérant à jouer dans la mise en œuvre de ce processus, surtout dans l’élaboration du rapport l’autoévaluation », a fait savoir le Pr Bernard Konan aux représentants de l’administration venus nombreux à cet atelier.

Le processus d’évaluation se fait à deux niveaux : l’autoévaluation ou l’évaluation interne et l’évaluation externe. L’autoévaluation est faite par la Commission nationale. Pour ce faire, quatre Instituts techniques de recherche (ITR) ont été recrutés par appel d’offres. Il s’agit de l’Institut d’ethnosociologie de l’Université de Cocody, le Centre ivoirien de recherche économique et social (Cires), le Centre d’analyse de politiques économiques du Cires (CAPEC) et le Centre ivoirien de recherche et d’études juridiques (CIREJ). Leur mission est de collecter des données sur les quatre domaines d’intervention de la CN-MAEP qui sont la démocratie et la gouvernance politique, la gestion et la gouvernance économique, la gouvernance des entreprises et enfin le développement socioéconomique.

Cette phase de collecte de données auprès des différentes administrations publiques, qui débute le 28 novembre 2016, va durer trois mois. Elle doit permettre de produire la première version du rapport d’autoévaluation en mars 2017.

Afin de faciliter la collecte de données institutionnelles, le Pr Bernard Konan invite les ministères et structures publiques à proposer rapidement des points focaux qui vont servir d’interface entre leur administration et la Commission nationale. Il rassure que l’évaluation est crédible car le rapport d’autoévaluation est contrôlée par l’évaluation externe faite par un comité d’experts africains recrutés par le MAEP continental avant la publication du rapport final qui est présenté par le président de la république devant ses pairs.

« Nous avons trois niveaux de contrôle : puisque quand le rapport est fait après le passage des ITR, cette première version est soumise à la population pour être sûre qu’elle a dit est ce qui est dans le rapport. Au deuxième niveau, le rapport provisoire est soumis à l’appréciation de la mission d’évaluation externe qui vient dans le pays et le troisième niveau c’est au niveau des chefs d’Etat », fait observer le président de la Commission nationale.

Un suivi de l’état d’avancement de la mise en œuvre des propositions contenues dans le rapport est aussi réalisé.

Anderson Diédri 

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