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L’EDS réclame la réforme de la CEI

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La coalition politique de l’opposition ivoirienne EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté) a manifesté samedi 15 septembre pour réclamer la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

Le ton du meeting organisé par la coalition EDS était loin d’être apaisé comme celui utilisé par le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) et le FPI (Front populaire ivoirien) pour réclamer une réforme de la CEI avant les prochaines élections locales. Justin Koua, le président de la jeunesse de l’EDS menace : « si nous ne sommes pas associés à ces élections, à commencer par la réforme de la CEI, ce n’est pas évident qu’il y ait des élections le 13 octobre ».

Le FPI demande le report des élections locales

Comme tous les partis d’opposition, EDS appelle au report des élections municipales et régionales et l’ouverture d’un dialogue politique franc. La coalition invite le président Alassane Ouattara à débattre de la question de la réforme de la CEI et l’organisation des élections « avec la classe politique, au risque d’être dépassé par les événements » insiste Justin Koua. Depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, la société civile et les partis politiques d’opposition ont invité le gouvernement à se pencher sur la question de la réforme de la Commission électorale.

Cette démarche a été renforcée par un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples rendu le 18 novembre 2016. Cet arrêt ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de modifier la loi N° 2014-335 du 18 juillet 2014 relative à la Commission électorale indépendante (CEI). Il s’agit de la réformer pour la rendre la plus indépendante et plus impartiale. Le pouvoir n’a pas semblé prêter attention à cette ‘injonction’ de la Cour jusqu’à l’annonce le 6 août dernier par Alassane Ouattara de sa volonté de demander au gouvernement de « réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante ».

Le PDCI dénonce des ‘tentatives de débauchage’ de ses cadres

A peine un mois plus tard (5 Septembre), le même Chef de l’Etat ivoirien a précisé que cette réforme ne concernait pas les élections locales précisant qu’elles sont maintenues pour le 13 octobre. Pour l’opposition c’est dire une chose et son contraire en l’espace d’un mois. La réforme de la CEI doit se faire martèlent en cœur le PDCI d’Henri Konan Bédié et l’aile du FPI dirigée par Aboudramane Sangaré. L’EDS est une coalition proche de l’opposition ivoirienne qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et une partie du Front populaire ivoirien.

Ebony T. Christian

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