L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Les avocats de Guillaume Soro dénoncent des violations de ses droits

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Dans une lettre adressée au président ivoirien Alassane Ouattara, les avocats français de Guillaume Soro, ex-chef de la rébellion ivoirienne, dénoncent des « violations » des droits de leur client. Il a été lancé contre le candidat à la présidentielle de 2020 un mandat d’arrêt international par la justice ivoirienne.

L’ex-chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro est notamment accusé par la justice ivoirienne d’avoir fomenté « une insurrection civile et militaire » pour s’emparer du pouvoir. Il a tenté de revenir en Côte d’Ivoire fin décembre, après six mois à l’étranger, mais son avion a fait demi-tour vers l’Europe, où il se trouve actuellement, tandis qu’une douzaine de ses partisans dont des députés sont toujours en détention en Côte d’Ivoire.

« Monsieur le président (…) nous souhaitons attirer votre attention sur une série de violations des droits et libertés fondamentaux dont M. Soro et son entourage font l’objet », écrivent les avocats, Mes Charles Consigny et Robin Binsard. Les deux avocats assurent « n’avoir accès à rien dans cette procédure (…). Il s’agit d’une procédure politique qui se cache derrière des habits judiciaires. L’accusation est parfaitement vide. Il n’y aucune preuve crédible ».

Pour les avocats de l’ex-chef de la rébellion ivoirienne, le calendrier de cette plainte parle de lui-même. Le retour de M Soro, ayant été annoncé, c’est seulement dans le ciel ivoirien qu’il apprend qu’un mandat d’arrêt aurait été émis contre lui. Pour Mes Charles Consigny et Robin Binsard cela jette des doutes sur l’ensemble de l’accusation. Les avocats estiment que cette procédure contre leur client est en dehors de toutes règles d’un Etat de droit. Ils demandent donc la possibilité – pour leur client – de se rendre en Côte d’Ivoire sans risquer d’être arrêté et la possibilité de se présenter à la présidentielle d’octobre 2020.

Longtemps allié d’Alassane Ouattara, qu’il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s’est ensuite brouillé avec lui, jusqu’à la rupture début 2019. Jusqu’à cette brouille, l’ex-chef de la rébellion ivoirienne était vu comme un challenger sérieux pour la présidentielle par les analystes politiques, qui le disent populaire, notamment auprès de la jeunesse.

Ebony T. Christian

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