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Les élections locales entre boycott et violences

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Le Front Populaire Ivoirien branche Aboudramane Sangaré demande aux ivoiriens de boycotter les élections locales du samedi 13 Octobre. Il s’agit selon le FPI d’élection piège et anti-démocratique.

Lors d’une conférence de presse où Simone Gbagbo a fait une brève apparition, le président du parti, Aboudramane Sangaré, a une nouvelle fois critiqué la Commission électorale indépendante (CEI) jugée partisane et illégitime. Il reproche également au président Ouattara d’avoir repoussé la réforme de la commission électorale pour les élections présidentielles de 2020.

« Le FPI ne cautionne ni candidat, ni parti ou groupement politique pour ces élections locales. A la vérité Monsieur Alassane Ouattara cherche la caution des ivoiriens pour ne rien céder par la suite sur la réforme de la CEI. Le FPI ne reconnaitra pas les résultats des élections locales du 13 Octobre et invite les ivoiriens à ne pas reconnaitre ces résultats » avance Aboudramane Sangaré.

La tendance Aboudramane Sangaré du FPI dit s’inscrire dans la logique d’un combat pour la transparence qui passe par une CEI réformée de façon consensuelle, un découpage électoral équitable et consensuel, un fichier électoral assaini dans un cadre consensuel et un environnement électoral sécurisé.

Parlant justement de l’environnement électoral, il est en ce moment très loin de rassurer les candidats et les électeurs. La campagne électorale en cours pour ce scrutin local est marquée par des scènes de violences qui inquiètent la société civile. Escalade verbale, attaque de siège de partis politiques, agressions sur des militants, dégradation des affiches des candidats, brutalité et injure impliquant des hommes en armes, mort d’homme à Bédiala…autant d’incidents décriés par l’Observatoire du code de bonne conduite des partis politiques ivoiriens. L’organisation tire la sonnette d’alerte et en « appelle à la responsabilité de la classe politique » lance Pierre Kouamé Adjoumani premier responsable de l’Observatoire.

De nombreux ivoiriens sont inquiets car le contexte politique, le discours des hommes politiques et les querelles au sein des coalitions n’augurent en rien des lendemains meilleurs en ce qui concerne les élections de 2020.

Ebony T. Christian

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