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Les scientifiques africains s’engagent contre l’Ebola du manioc

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Des chercheurs africains ont décidé d’élaborer un plan d’action de lutte contre la striure brune, une maladie du manioc. Ce plan permettra de contrer une maladie qui menace une plante stratégique consommée par plus de 500 millions d’Africains.

Les chercheurs étaient réunis dans la commune de Bingerville (sud-ouest d’Abidjan) au siège du programme West African Virus Epidemiology (WAVE). Les scientifiques sont venus de dix pays africains dont le Ghana, le Gabon, le Bénin, le Nigeria, République démocratique du Congo… WAVE est un programme qui prône une approche régionale pour combattre la striure brune. Parmi les idées avancées pour consolider le plan d’action, figure notamment la création d’un service d’éveil, d’une stratégie de communication assez claire et la mobilisation de financements. Tous ces éléments devront s’imbriquer dans un programme qui débouchera sur des plans nationaux car le manioc est une plante consommée dans plusieurs pays d’Afrique.

« Aussi, sommes-nous en face de nos responsabilités, en tant que chercheurs pour proposer à nos Etats d’Afrique, des solutions à travers des plans d’actions nationaux et régionaux contre la progression des maladies virales du manioc », a souligné la directrice de recherche au ministère ivoirien de la Recherche scientifique, la professeure Pétronille Acray-Zengbe.

L’Ebola du manioc inquiète l’Afrique de l’Ouest

L’Afrique est le plus grand producteur mondial de manioc (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule produite à partir des racines.

La striure brune également appelée Ebola du manioc a été signalée vers les années 1930 mais elle a reçu beaucoup moins d’attention que la mosaïque du manioc. Ce virus se propage par des mouches blanches et les hommes peuvent aussi être des vecteurs de transmission lorsqu’ils transportent les boutures de manioc. La striure brune est en train de faire mouvement vers l’Afrique de l’Ouest après avoir été identifiée en Afrique centrale.

Cette phytopathologie virale, qui peut provoquer des pertes de rendement pouvant atteindre 90 à 100% nécessite une meilleure organisation pour une riposte plus efficace. C’est en ce sens que Dr Pita, directeur exécutif du programme WAVE a rencontré le milliardaire américain Bill Gates le 16 octobre à Berlin. Ce dernier a promis d’appuyer et de financer des actions concrètes de ripostes contre la striure brune du manioc.

SUY Kahofi

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