L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Nanan Allah Issan a promis, Nanan le fera !

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Mutinerie en Côte d’Ivoire : ne vous trompez pas de coupable. La base et l’auteur de notre malheur est connue.

Ne vous laissez pas distraire par les nombreuses interprétations des récentes mutineries qui ont troublées notre quotidien et qui ont favorisé la mort de certains de nos concitoyens. Le responsable, le seul qui est à l’origine de toute cette cacophonie dans notre armée est bel et bien le Chef de l’État, Sa Majesté.

Il a contracté une dette auprès de jeunes gens, les anciens rebelles de Guillaume Soro pour qu’ils viennent combattre au terme de son combat à lui. Il leur a fait des promesses qui ont amené ces jeunes à la recherche d’une vie meilleure à donner leur vie pour sa cause…une cause politique. Ils ont abandonné amis et frères, parents et enfants pour une aventure guerrière durant laquelle, certains y ont perdu la vie. Ceux-là ne pourront jamais réclamer malheureusement ce qu’on leur a promis.

Au terme de cette aventure, celui qui leur a fait des promesses s’est juste contenté de leur offrir des issues de circonstances pour leur permettre de s’insérer dans le circuit économique après avoir servi une rébellion pendant près de huit ans. Des postes dans l’armée pour certains et des programmes de démobilisations pour les autres avec l’aide d’une communauté internationale qui n’avait semble-t-elle pas connaissance de cette vieille promesse de Sa Majesté a ses combattants.

En tout, la mission de l’ONUCI qui s’est achevée récemment et qui s’est investie dans la réforme de l’armée n’avait pas fait écho de cette dette de sa Majesté. Lui pensait sûrement avoir fini avec cette créance. Après avoir donné quelque miette de pain en lieu et place du butin de guerre promis, il vaquait à ses occupations d’empereur jusqu’à ce que tout lui retombe dessus, et avec le pauvre peuple en poulet de sacrifice.

Il ne faut pas perdre son énergie à plaindre les mutins et autres démobilisés, car Sa Majesté leur doit bien de l’argent. Et tout le monde est tenu de payer ses dettes. Le hic, c’est que Nanan Allah Issan paye ses dettes avec notre argent : l’argent public. Et pourtant ce n’est pas nous les ivoiriens qui avions contracté ses dettes pour les payer. Notre avis n’a pas été également sollicité avant le versement de ces sommes aux soldats.

Un abus au sommet de l’État inacceptable dans n’importe quel pays qui se respecte dans le monde. Dans une vraie démocratie, un État de droit, il y aurait déjà eu une commission parlementaire pour entendre le chef de l’État. Une enquête serait diligentée sur les mécanismes de règlement de cette dette par le Chef de l’État avec l’argent du citoyen. L’affaire prendrait la suite normale vu que la responsabilité du Chef de l’État serait établie dans cette affaire. Il y aurait eu ensuite une procédure de destitution entamée qui aboutirait naturellement à son départ du pouvoir. S’en suivra son procès par la Haute Cour de Justice et fort probablement, sa condamnation. C’est un rêve…c’est vrai…

Si nous sommes loin de ses réalités d’une démocratie et d’un État de droit, il faudra au moins garder à l’esprit notre clairvoyance et retenir de toutes ses péripéties que traverse notre pays, que le seul et unique responsable est Sa Majesté.

Ebony T. Christian

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