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Réforme de la CEI : Alain Lobognon veut saisir la Cour africaine des droits de l’homme

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Le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI) entend saisir la Cour africaine des droits de l’homme pour dénoncer le mauvais caractère de la loi portant réforme de la CEI (Commission électorale indépendante).

Un parti soutenant la candidature de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro à la présidentielle de 2020 a annoncé mercredi son intention de saisir la Cour africaine des droits de l’homme. Le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI) entend ainsi contester la réforme de la commission électorale adoptée mardi par le Parlement ivoirien. « Il n’y a pas eu réforme. Le MVCI va saisir la Cour pour dénoncer cette mouture de la réforme de la CEI », a déclaré lors d’une conférence de presse le député Alain Lobognon, l’un des leaders du Mouvement politique.

Le projet de loi créant la nouvelle commission a été adopté sans surprise en commission puis en plénière mardi par des députés issus du RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) fidèles au président Ouattara. La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne qui avait fait plus de 3.000 morts. L’opposition ivoirienne juge que la composition de la nouvelle commission ne présente pas de garanties d’indépendance, estimant qu’un trop grand nombre de ses membres seront nommés par le pouvoir ou des organismes liés au pouvoir en place.

La loi sur la réforme de la CEI adoptée en plénière

La situation politique en Côte d’Ivoire reste marquée par des alliances et des tractations politiques sous fond d’intimidation et de règlement de compte et d’emprisonnement. Et concernant cette actualité politique, Alain Lobognon s’est félicité des « retrouvailles » entre les deux anciens rivaux et présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo lundi à Bruxelles. « Des contacts ont lieu (…) » entre les états-majors de MM. Soro et Gbagbo et « il faut laisser le temps au temps. Le premier qui a parlé de réconciliation c’est Guillaume Soro. Il ira tôt ou tard rencontrer le président Gbagbo », a-t-il indiqué.

Pour mémoire, la Cour africaine des droits de l’homme, qui siège à Arusha, en Tanzanie, avait rendu en 2016 un arrêt enjoignant au gouvernement ivoirien de réformer la commission après une saisie par la société civile ivoirienne.

Ebony T. Christian

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