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Reprise de la grève des enseignants du primaire

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Seize syndicats de l’enseignement primaire de Côte d’Ivoire appellent à une grève de cinq jours pour réclamer des améliorations de leur carrière et de leurs conditions de vie. L’appel a été lancé ce lundi par l’Intersyndicale des enseignants du pré-scolaire et du primaire de Côte d’Ivoire (ISEPP-CI).

David Bli Blé, porte-parole de l’ISEPP-CI indique qu’un préavis de grève a été déposé à la tutelle pour une période de cinq jours allant du lundi 10 au vendredi 14 décembre 2018. L’ISEPP-CI selon ses leaders, représente 70% des 80.000 fonctionnaires du ministère de l’Education nationale. Les enseignants grévistes réclament la suppression des cours le mercredi, et une amélioration des carrières et des conditions de vie à travers des concours exceptionnels de promotion, la « finalisation du profil de carrière » des  fonctionnaires et la revalorisation de l’indemnité de logement. Le salaire mensuel d’un instituteur oscille entre 200 et 250.000 francs CFA en Côte d’Ivoire mais celui d’un instituteur adjoint ne s’élève qu’à 100.000 FCFA.

Les enseignants en grève

« Le coût de la vie devient excessivement cher, il devient difficile pour les fonctionnaires de se loger, surtout à Abidjan », déplore David Bli Blé le porte-parole de l’intersyndicale. L’indemnité de logement mensuelle versée aux enseignants est de 40.000 francs CFA ; un montant très éloigné du prix moyen du loyer dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire y compris la capitale économique. « La grève est très bien suivie à Abidjan, à Bouaké, à Bondoukou et à Sassandra », s’est félicité David Bli Blé.

Grève dans les formations sanitaires publiques

Malgré l’idée d’une trêve sociale qu’auraient conclue le gouvernement et les syndicats (août 2017), la fonction publique ivoirienne est secouée par des grèves récurrentes depuis deux ans. Début novembre, les professionnels de la santé avaient paralysé les hôpitaux pour réclamer des augmentations. Ils ont été suivis fin novembre par les enseignants des écoles primaires, secondaires et techniques. En septembre, c’était au tour des professeurs de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan de déserter les amphithéâtres ; leur mouvement de colère avait duré un mois.

Ebony T. Christian

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