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L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Les fake-news au cœur d’une tribune du CNDH-CI

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« Médias et droits de l’homme, comment coopérer face aux fake-news ? », voici le thème autour duquel le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a organisé une rencontre visant à démontrer encore une fois le caractère nocif des fausses informations.

Durant cette rencontre, plusieurs acteurs ont partagé leurs expériences et leurs rapports dans la gestion des fausses informations. Christophe Richard Adou, le procureur de la République, est revenu longuement sur certaines affaires dont son bureau a été saisi. Le procureur est revenu sur le caractère destructeur et déstabilisateur de la fausse information. Elle est le plus souvent source de tension et de crise de confiance envers l’autorité et toute autre source crédible d’information. Pour le montrer, le procureur de la République s’est appuyé sur la crise sanitaire en cours : celle de la COVID-19.

« Les fake-news liées au Covid-19 auraient causé la mort d’environ 800 personnes dans le monde et entraîné l’hospitalisation de 5800 individus » a indiqué le procureur de la République citant une étude publiée dans une revue américaine. Conscient des dangers que représentent les fake-news, la Côte d’Ivoire s’est dotée de textes de loi pour dissuader tous ceux qui diffusent les fausses informations ou qui les reproduisent. Toute personne qui ‘fabrique’, diffuse ou relaie une fausse information est passible de poursuites judiciaires et d’amende allant de 500.0000 à 20 millions Fcfa. Le lieu pour le procureur de revenir sur l’affaire dite de la vidéo manipulée ayant entrainé des violences contre les ressortissants nigériens vivant dans le quartier d’Abobo. La femme à l’origine de la diffusion de la vidéo a été condamnée à cinq an de prison.

Itinéraire d’une vidéo manipulée à l’origine des violences contre des nigériens à Abidjan

La lutte contre les fausses informations est l’affaire de tous les citoyens. La sensibilisation reste donc un vecteur important pour favoriser l’éducation des masses. C’est ce à quoi s’attelle le Réseau des professionnels de la presse en ligne en Côte d’Ivoire (REPPRELCI). Le président de la faîtière de la presse numérique ivoirienne, Lassina Sermé, a souligné qu’à l’heure d’internet et de la vulgarisation des nouveaux supports de diffusion de l’information, il est difficile de réglementer et de censurer la fausse information. Tout en invitant les journalistes et les professionnels des médias à se différencier du citoyen lambda dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information ; il a précisé que seule la coopération judiciaire peut permettre d’interpeler les fautifs. Afin d’inviter de subir la rigueur de la loi, Christophe Richard Adou, le procureur de la République, a lancé cet appel qui résume à lui tout seul l’ensemble des interventions :

« Avant de publier quelque chose, on doit se demander est-ce que cette publication ne va pas entraîner des troubles ou amener les gens à se liguer les uns contre les autres, ou ne va pas conduire à des morts d’hommes ».

Anderson Diédri

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