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L’OMS donne son accord pour le déploiement d’un vaccin contre le paludisme

La vaccination au RTS,S cible prioritairement les enfants en Afrique

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Le vaccin RTS,S autorisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est développé par le géant pharmaceutique GSK. Depuis près de six ans, des essaies ont déjà été menés dans plusieurs pays africains et les résultats obtenus sont prometteurs face à une maladie parasitaire difficile à contrer malgré l’évolution de la science.

Ce nouveau vaccin cible en particulier l’une des formes les plus mortelle du parasite du paludisme : Plasmodium falciparum. Il a déjà été administré au Ghana, au Kenya et au Malawi lors de programmes pilotes de vaccination. Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, « le vaccin antipaludique pour enfants, attendu depuis longtemps, est une percée pour la science, la santé de l’enfant et la lutte contre le paludisme ».

Celui-ci pourrait sauver la vie de dizaines de milliers d’enfants car le paludisme tue plus de 260.000 enfants âgés de moins de cinq chaque année en Afrique. Plus de 2,3 millions de doses du RTS,S ont été administrées depuis 2015 avec des résultats significatifs. Le vaccin permettrait de réduire de 30 % des formes de paludisme grave sans incidence sur les autres vaccins de routine administrés aux enfants.

« Pendant des siècles, le paludisme a hanté l’Afrique subsaharienne, causant d’immenses souffrances personnelles. Nous avons longtemps espéré un vaccin antipaludique efficace et maintenant, pour la première fois, nous avons un vaccin recommandé pour une utilisation généralisée », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Le protocole vaccinal utilisé lors des tests reste cependant assez lourd et relance le débat sur l’efficacité à long terme du vaccin. En effet, les trois premières doses du RTS,S sont administrées à un mois d’intervalle à l’âge de cinq, six et sept mois, et un dernier rappel est nécessaire vers 18 mois. Comme de nombreuses maladies endémiques, l’accès à un vaccin fut-il prometteur ne remplace pas les autres mesures de lutte contre le paludisme qui existantes déjà.

Il s’agit entre autre de la moustiquaires imprégnées d’insecticide et les mesures d’hygiène visant à éliminer les gîtes larvaires. Le vaccin de la firme pharmaceutique GSK n’est pour le moment autorisé qu’en Afrique.

Suy Kahofi

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