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L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Pour des élections sans violence au Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI)

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Depuis des semaines, les leaders des organisations de jeunesse de notre pays sont invités à
renouveler les instances locales du Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI). Ce scrutin
suscite de nombreux malentendus au sein des dites organisations de jeunesse.

C’est dans l’optique
de contribuer à une élection ouverte, équitable et sans heurt que nous apportons ici notre modeste
contribution. Un florilège d’idées ont fait jour dans notre esprit mais les principales sont celles que nous égrenons
dans ces lignes à savoir :
– Etablir auprès des Directions Régionales du Ministère de la Jeunesse de l’Insertion Professionnelle
et du Service Civique un listing des organisations de jeunesse actualisé chaque année, afin que la
Direction de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes l’utilise pour créer un
listing unique des organisations de jeunesse. Cela aurait l’avantage d’éviter d’insérer des
organisations suscitées par des personnes à l’approche du renouvèlement des instances du CNJCI.
– L’organisation du renouvèlement des instances locales devra se faire le même jour sur le territoire
national afin d’éviter la fraude électorale constatée.
– Les acteurs politiques locaux (Maires et Président des Conseils Régionaux) devront s’abstenir de
soutenir ou d’imposer un candidat au détriment de l’expression démocratique.
– La Charte de l’Union Africaine de la jeunesse que notre pays a librement ratifiée est sans équivoque
: le Conseil National des Jeunes est un instrument en faveur des jeunes pour exprimer auprès des
décideurs et des politiques, leurs aspirations pour une prise en compte dans la politique de
développement.
(Ceci n’est pas une proposition mais une observation)
– Eviter le parrainage politique par les acteurs locaux afin de permettre aux leaders de jeune
d’exprimer leur choix sans interférence politique au regard des différents projets de société, qui
devraient motiver les choix des leaders.
– Le respect de la limite d’âge des candidats (16-35 ans).
– La création d’un comité de réflexion au sein de la Direction de la Vie Associative et du
Renforcement des Capacités des Jeunes afin d’apporter des pistes de réflexions sur ce qu’on
constate depuis le lancement du processus du renouvèlement des instances du conseil des jeunes.
– La création d’un collège électoral au niveau local, régional et national en incluant les acteurs pour
une élection crédible et ouverte, dont les résultats seront acceptés de tous afin de préserver la
cohésion et la paix au sein des jeunes.
Cette élection doit constituer une tribune démocratique pour permettre à la jeunesse de s’exprimer
sans heurt et violence. Le Sénégal et le Niger ont donné l’exemple à leur classe politique. C’est
pourquoi, nous interpellons le Ministre de la Jeunesse de l’insertion professionnelle et du service
civique afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la tenue d’une élection inclusive,
ouverte et transparente dont les résultats ne seront pas l’objet de contestation pouvant créer des
troubles au sein de la société. La jeunesse constitue une frange importante de notre société dont la
fragilisation pourrait entraîner des dégâts qui peuvent impacter négativement la bonne marche de la
société.

Ange DJENI, Journaliste diplômé de l’ISTC Polytechnique, Analyste politique Ex-Président National d’Organisation de Jeunesse

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