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Création du Conseil Hévéa-Palmier à huile

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La Côte d’Ivoire s’est dotée cette semaine d’un nouvel organe de régulation dans la filière agricole. Il sera chargé du caoutchouc et du palmier à huile.

L’hévéa et le palmier à huile, deux importantes filières dans l’agriculture et l’économie ivoirienne sont frappées par la chute des cours mondiaux. La Côte d’Ivoire est le premier producteur africain de caoutchouc et septième mondial. Le pays, espère multiplier par 2,5 sa production de caoutchouc d’ici à cinq ans pour atteindre 2 millions de tonnes.

En ce qui concerne l’huile de palme, le pays est en tête des producteurs au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’huile de palme fait vivre au total près de deux millions de personnes en Côte d’Ivoire. La production, assurée à 70% par 38.000 planteurs villageois, a atteint 450.000 tonnes en 2017.

20.000 tonnes de caoutchouc bloquées dans les ports

Le Conseil Hévéa-Palmier se donne pour mission de revitaliser ces deux secteurs et d’aider à les sortir de la crise des prix qui menace les revenus des producteurs. L’action du nouveau Conseil « se résume à la régulation de ces filières, tout en privilégiant les intérêts des producteurs. C’est cela la forme de gestion paritaire avec les acteurs eux-mêmes » a déclaré le ministre ivoirien de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly. Le nouvel organe, est la troisième structure de régulation dans le secteur agricole de la Côte d’Ivoire après les Conseils coton-anacarde (CCA) et Conseil du café cacao (CCC).

Si l’Association des professionnels du caoutchouc naturel (APROMAC) salue la création d’une structure dont la mission urgente serait certainement de s’occuper des nombreux contrevenants aux règles de fonctionnement des filières, certains spécialistes sont plus prudents.

Les instances de régulation des filières agricoles ont montré dans le passé leurs limites avec des bilans très mitigés et ont été constamment secoué par des scandales de mauvaise gouvernance. Budgétivores, elles sont devenues très vite les bêtes noires des producteurs. Conscient de ce précédant dans les filières coton-anacarde et café-cacao, le nouveau directeur général de Conseil Hévéa-Palmier sait que son action sera scrutée par les professionnels des deux filières agricoles.

« Il me revient la charge de faire en sorte que ces deux filières retrouvent la sérénité et se remettent sur le chemin du développement » a déclaré Edmond Coulibaly, le directeur général du Conseil Hévéa-Palmier.

Ebony T. Christian

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