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FESPACO : Joël Karekezi Étalon d’or de Yennenga

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Le Rwanda invité d’honneur de la 26ème édition du FESPACO a dominé le festival en obtenant la plus haute distinction au terme de la compétition dans laquelle était engagé plus d’une centaine de film.

Un film rwandais Etalon d’or de Yennenga : une grande première pour le Rwanda et pour le FESPACO. La plus haute distinction du Festival panafricain du film et de la télévision de Ouagadougou revient au film « The Mercy of the Jungle » ou « La miséricorde de la jungle » du réalisateur rwandais Joël Karekezi.

« C’était un grand rêve pour moi, pour toute mon équipe. Nous devons continuer à réaliser nos rêves, pour revenir au FESPACO avec un autre film », a souligné plein d’émotion Joël Karekezi à la fin du festival.

« The Mercy of the Jungle » ou « La miséricorde de la jungle » est sorti en 2018. Il relate l’histoire de deux soldats de l’armée régulière de la République démocratique du Congo (RDC). Il montre l’amitié entre les deux soldats, l’absurdité de la guerre et le lourd tribut payé les populations en raison d’une guerre qui semble s’éterniser. De l’avis des critiques, Joël Karekezi réalise un excellent film dans le magnifique décor qu’est celui de la forêt tropicale africaine.

Le réalisateur rwandais Joël Karekezi

C’était la première fois que Joël Karekezi prenait part au FESPACO dont la cérémonie de clôture a été réhaussé par la présence des présidents rwandais, Paul Kagame, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et le malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Orphelin du génocide rwandais de 1994, c’est la deuxième fois que Joël Karekezi réalise un film sur le thème de la guerre qui remporte un franc succès. Son court métrage « The Pardon », consacré à la réconciliation entre Tutsis et Hutus après le génocide a remporté le prix Golden Impala du Festival du film d’Amakula, en Ouganda.

« Le message du film est simple : notre Afrique est belle. On doit continuer à se développer et vivre en paix. Ce prix est une grande chose, pas seulement pour moi, mais pour toute ma génération. Cela prouve qu’on est capable de raconter nos histoires et de faire du cinéma » a conclu Joël Karekezi.

Ab Bakhary, envoyé spécial à Ouagadougou

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