L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Hamed Bakayoko le parrain ?

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Le ministre de la défense accusé d’être le baron de la cocaïne en Côte d’Ivoire et de pactiser avec les cartels colombiens se défend de tout acte de nature criminel et décide de porter plainte contre les journalistes auteurs de l’article l’incriminant.

Sous la plume d’Ibekwe Nicholas et de Daan Bauwens, le média Vice publie une série de sous le titre ‘Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest’. L’escale d’Abidjan qui donne lui a des révélations plutôt gênantes sur le ministre ivoirien de la défense alimente le débat sur la toile. Le sieur Hamed Bakayoko est présenté dans un chapitre comme le parrain du trafic de cocaïne ivoirien, favorisant notamment le trafic local et le transit en terre ivoirienne de la poudre blanche vers l’Europe.

Ces accusations assez graves et les commentaires qui s’en suivent n’ont pas altérer la détermination des journalistes qui confirment que les preuves obtenues à Abidjan sur le trafic local de drogue convergent vers le ministre de la défense. Hamed Bakayoko dans un communiqué pondu sur sa page Facebook indique « ces allégations vont à l’encontre de mes principes de vie et sont de nature à jeter le discrédit sur mon pays, en raison des fonctions que j’exerce ». Aussi « au regard de ces insinuations extrêmement graves et diffamatoires, j’ai décidé de porter plainte contre Messieurs Ibekwe Nicholas, Daan Bauwens et les relais ».

La série Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest de Vice

Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest - Partie 1/5

Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest : Partie 2/5

Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest - Partie 3/5

En d’autres termes, le ministre veut en découdre avec les journalistes auteurs de l’article et surtout la légion d’internautes qui a partagé l’information. Une nouvelle tentative de musellement et d’intimidation pour certains dans un pays où un commentaire sur un post ou un partage sur les réseaux sociaux peuvent vous valoir un aller simple pour la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). Si certains journalistes et médias ivoiriens n’ont pas eu le courage de publier l’enquête de leurs confrères de Vice, le droit de réponse et l’annonce d’une plainte du ministre ont fait déjà le tour de la toile grâce aux activistes adossés à la Case. La rédaction d’Eburnie Today vous propose de parcourir la série de Vice et de tirer en toute intelligence vos propres conclusions. Ceci est sans doute depuis toujours le rôle des hommes de média.

La rédaction

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