L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Le FPI et le PDCI précisent leur rapprochement

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Les deux grands partis de l’opposition ivoirienne s’avancent allégrement vers une alliance électorale. Cette possible entente politique s’est de nouveau illustrée par un meeting réunissant pour la première fois les militants et cadres du FPI et du PDCI.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié, et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo, ont placé ce meeting commun et inédit sous le leitmotiv de la « réconciliation nationale », toujours pas effective, selon les deux partis d’opposition. « Nous vivons un grand jour, le PDCI et le FPI sont ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire », a déclaré à la tribune le secrétaire général du FPI Assoa Adou, en présence de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo.

Le stade du palais de sports de Treichville a refusé du monde, les uns et les autres aux couleurs de leurs partis respectifs sont venus avec des pancartes invitant au changement politique. « Ce n’est pas pain, sardine, sac de riz et huile qui nous ont fait venir ici » lance un brin moqueur un militant du FPI portant une affiche demandant au président Alassane Ouattara de quitter le pouvoir.

Rencontre Gbagbo et Bédié à Bruxelles

Le FPI et le PDCI n’ont pas encore conclu une alliance formelle mais multiplient les gestes de rapprochement à l’image de leurs deux leaders. Fin juillet, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié s’étaient rencontrés à Bruxelles. Le meeting de samedi constitue donc une deuxième étape vers une possible alliance électorale, indispensable pour espérer déloger du pouvoir en 2020 le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la formation du président Alassane Ouattara.

La scène politique ivoirienne est en pleine recomposition depuis un an. Après avoir été pendant 14 ans l’allié de M. Ouattara, et l’avoir soutenu lors des deux présidentielles de 2010 et 2015, M. Bédié a rompu avec lui en août 2018, devant le refus du président de soutenir un candidat PDCI pour la présidentielle de 2020. Depuis, le PDCI cherche à construire un large front commun d’opposition, qui a pris le nom de Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP), afin de gagner en 2020, quitte à faire le grand écart idéologique. Le PDCI se veut conservateur et libéral, tandis que le FPI se veut socialiste.

La rédaction

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