L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Les appuis financiers de la BAD en hausse

0

La BAD a quintuplé ses appuis financiers en cinq ans en Côte d’Ivoire. Un appui visible dans plusieurs secteurs du développement socio-économique du pays.

Le portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD) sur la période 2013-2017, est passé de 152,2 milliards de francs CFA à 802,6 milliards. Près de 56% de ce portefeuille est destiné aux infrastructures routières qui représentent un pan important de la politique de développement post-crise initié par le gouvernement ivoirien.

Les financements de la BAD en Côte d’Ivoire sur les cinq dernières années et permis de soutenir le Plan national de développement (PND) et témoigne « l’excellente coopération entre la BAD et la Côte d’Ivoire » s’est félicitée la ministre ivoirienne du Plan et du Développement, Mme Nialé Kaba.

Le taux d’investissement public en Côte d’Ivoire est passé de 2,6% en 2011 à 6,8% en 2017, alors que le taux d’investissement privé atteignait 14,3% en 2017 contre 6,3% en 2011. En dépit de cette hausse, la BAD fait remarquer à son partenaire que l’économie ivoirienne est encore marqué par une « faible diversification de l’appareil productif ainsi que le manque de ressources longues pour financer les investissements nécessaires à accroitre les chaines de valeurs agro-industrielles, pour rendre la croissance forte, durable et inclusive ».

Si la BAD émet cet avis, c’est parce que la performance économique qualifié de remarquable par certains observateurs économique reste encore tributaire de l’agriculture. Le pays affiche un taux de croissance de 9% et une hausse de son PIB par habitant supérieure à 7% sur la période 2012-2017.

Cette embellie économique est réalisée dans un contexte marqué par une contraction des cours mondiaux des produits agricoles. La Côte d’Ivoire ne doit donc pas se limiter à ses points positifs glanés en cinq ans mais plutôt penser résolument à diversifier son économie.

« Il est nécessaire de poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement des affaires » a aussi souhaité Marie-Laure Akin-Olugbadé, directrice générale pour l’Afrique de l’ouest de la BAD.

Ebony T. Christian

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

dix-huit + cinq =