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Marche des enseignants à l’Université de Cocody

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Les enseignants de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody ont organisé une marche jeudi dans l’enceinte de l’institution universitaire. Ils réclament de meilleures conditions de vie et de travail mais également la libération du leader syndical emprisonné.

Les enseignants ont décidé de durcir le mouvement de grève après l’arrestation de leur camarade Johnson Zamina Kouassi, secrétaire général et porte-parole de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs (CNEC). Une centaine d’enseignants, majoritairement vêtus en toges et costumes, ont manifesté ce matin accompagnés par quelques étudiants sous l’œil des policiers.

Pour Dr Meïté Ben Soualiouo, maitre-assistant au département d’histoire et membre de la CNEC, « les enseignants veulent dénoncer les abus de pouvoir » dont ils sont victimes de la part du président de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, professeur Abou Karamoko. Avant son arrivée, les taux horaires ou bréviaire, pour les heures complémentaires, étaient rémunérés à 5.532 f CFA (Rang A), 6.294 f CFA (maître de conférences) et de 7.772 f CFA pour les professeurs titulaires.

Le professeur Abou Kamarako qui lui-même a joui de ce système puisqu’enseignant a décidé de tout changer une fois nommé à la tête de l’université. Il a décidé de s’appuyer sur un décret de 1976 qui ramène le taux horaire dans l’enseignement supérieur de Côte d’Ivoire à 2.766 f CFA pour le rang A, 3.147 f CFA pour les maîtres de conférences et 3.886 f CFA pour les professeurs titulaires.

Les enseignants ont marché dans le calme

Les enseignants dénoncent une mesure rétrograde qui ne correspond plus à la réalité du niveau de vie des ivoiriens. Pire, ils sont aussi révolter contre le mécanisme de règlement des heures complémentaires. Les gains sont versés à 50% ou 70% des totaux dus. Les enseignants disent être écœurés par de telle pratique !

Les enseignants entendent durcir le mouvement de grève tant que leurs camarades seront encore en détention. D’ailleurs, les enseignants et chercheurs des autres universités du pays ont aussi observé ce mouvement de colère.

« Les camarades doivent sortir de prison et ceux qui sont frappés de sanction, suspension et révocation soient intégrés dans leurs droits » indique Dr Meïté Ben Soualiouo membre de la CNEC.

« Les membres de la CNEC demandent la libération immédiate sans conditions et sans conséquences administratives de leurs camarades en détention, l’annulation pure et simple des sanctions en l’encontre des camarades sanctionnés » ont exigé les enseignants à la fin de leur marche à la présidence de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody. Sous les cris et applaudissements de leurs étudiants, ils ont aussi demandé la révocation du président de l’Université Abou Karamoko et du secrétaire général Diomandé Mamadou.

Ils ont aussi demandé dans la foulée que leurs autres revendications soient prises en compte notamment l’équipement des laboratoires, salles de classe et amphithéâtres.

Ebony T. Christian

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