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Paludisme : l’espoir après la longue lutte

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Au fil des années le paludisme perd petit à petit du terrain face aux avancées de la médecine et à la mobilisation des populations et gouvernements. Le courage de nombreux hommes et femmes au fil des années sont en train de donner des résultats palpables.

Le 25 avril qui marque la journée mondiale de lutte contre le paludisme revêt un caractère particulier pour l’année 2019. En effet, dans trois pays d’Afrique se tient le test du vaccin le plus avancé contre le paludisme : le ‘Mosquirix’ ou ‘RTS,S’ du géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline. Le constat qui redonne aussi de l’espoir face au paludisme notamment en Afrique, c’est la nette régression ces dernières années dans certains pays des cas de nouvelles infections.

Le Mosquirix : un espoir contre le Paludisme ?

Il est vrai qu’aucun progrès significatif n’a été accompli en matière de réduction des cas de paludisme entre 2015 et 2017 mais la tendance change. Et sur le continent africain, le « Sénégal et Madagascar figure parmi les rares pays où la pandémie a reculé ces deux dernières années » confirme Docteur Doudou Sène, coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme au Sénégal.

Selon les données de l’OMS, la plupart des cas et des décès dus au paludisme surviennent en Afrique subsaharienne, mais certaines parties de l’Asie du Sud-Est, de la Méditerranée orientale, du Pacifique occidental et des Amériques sont également à risque. En 2017, cinq pays représentaient près de la moitié des cas de paludisme dans le monde : Nigeria (25%), République démocratique du Congo (11%), Mozambique (5%), Inde (4%) et Ouganda (4%).

Pour de nombreux experts, le monde peut en finir avec une maladie qui a fait 435.000 décès 2017 pour 219 millions de cas réparti dans 87 pays. Preuve que le paludisme peut être vaincu, 8 pays sont arrivés à l’éliminer ces dernières années, obtenant la certification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pendant au moins 3 années consécutives ils ont enregistrés zéro cas local de paludisme. Il s’agit des Émirats arabes unis (2007), du Maroc (2010), du Turkménistan (2010), de l’Arménie (2011), des Maldives (2015), du Sri Lanka (2016) et du Kirghizistan (2016), du Paraguay (2018) et de l’Ouzbékistan (2018).

En dépit des résultats prometteurs en matière de développement d’un vaccin efficace contre le paludisme, l’OMS recommande se strict respect des mesures de protection existantes. Elles ont déjà démontré toute leur efficacité dans plusieurs zones à risques. Deux formes de protection : les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) et les pulvérisations intra-domiciliaires à effet rémanent (IRS).

Dormir sous des MII peut réduire le contact entre les moustiques et les humains en fournissant à la fois une barrière physique et un effet insecticide. L’IRS consiste à pulvériser un insecticide à l’intérieur des maisons et des bâtiments, idéalement une ou deux fois par an. Il est également possible de prévenir le paludisme en utilisant des médicaments antipaludiques adéquats pour les voyageurs, les femmes enceintes et les enfants.

Le paludisme peut être traité et guéri. Les cas suspects de la maladie peuvent être confirmés en 30 minutes ou moins à l’aide de tests de diagnostic parasitaires (microscopie ou test de diagnostic rapide). Le diagnostic et le traitement précoces du paludisme réduisent la maladie, préviennent les décès et diminuent les risques de transmission du paludisme. L’idéal demeure donc une fréquentation des centres de santé en cas d’observation de l’un des symptômes suivants : fièvre avec une température élevée, maux de tête et frissons.

Ebony T. Christian

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