L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Report d’une procédure contre Blé Goudé

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La justice ivoirienne a décidé de reporter au mercredi 30 octobre une décision sur une procédure en Côte d’Ivoire contre l’ancien ministre de Laurent Gbagbo. Il doit répondre de crimes contre les populations civiles et les prisonniers de guerre.

Au moment où se dessinent des alliances politiques en Côte d’Ivoire et où la question d’une réconciliation inachevée refait surface, une nouvelle procédure à Abidjan contre Charles Blé Goudé, acquitté en première instance de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), passe mal pour certains ivoiriens. Si le PDCI d’Henri Konan Bédié milite pour un retour de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, le pouvoir semble être dans une autre dynamique. Blé Goudé est actuellement en liberté conditionnelle aux Pays-Bas en attendant l’examen de l’appel de la procureure par la CPI doit faire face à un nouveau front juridique.

« L’affaire (de crimes contre les populations civiles et les prisonniers de guerre) a été reportée au 30 octobre » par « la chambre d’instruction du tribunal d’Abidjan qui après analyse pourrait ou non transmettre l’affaire pour un procès aux assises », indique Me Serge Gbougnon, l’un des défenseurs de Blé Goudé. Fait plutôt étonnant pour une procédure aussi sérieuse au regard des chefs d’accusation, c’est que la défense estime ne rien savoir du dossier confirme l’avocat à l’issue d’une audience à huis clos. Elu en août à Abidjan à la tête de son parti, Blé Goudé qui a reconnu avoir des ambitions présidentielles à long terme (après 2020) était dans les années 2000 surnommé le général des rues pour sa capacité à mobiliser les partisans du président Laurent Gbagbo, grâce au mouvement des Jeunes patriotes.

Pour les partisans de Blé Goudé et plus largement ceux de Laurent Gbagbo, cet acharnement contre le leader du COJEP est la preuve palpable que le régime d’Abidjan dirigé par Alassane Ouattara digère mal la ‘défaite’ de la CPI face aux deux hommes qu’il a tenté de faire passer pour les responsables de la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait officiellement 3.000 morts.

Ebony T. Christian

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