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Fraternité Matin licencie la moitié de ses effectifs

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Cette coupe massive dans les effectifs se justifie selon la direction du journal par le souci de redresser les comptes du quotidien d’Etat. La société a enregistré des pertes cumulées de 2,3 milliards de francs CFA sur la période 2012-2017, portant ainsi les déficits cumulés de l’entreprise à 10 milliards de FCFA à fin 2016.

Le chiffre d’affaires de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), propriété de l’Etat ivoirien et éditrice de Fraternité Matin s’élevait à 4,8 milliards de f CFA en 2017. Cependant, les ventes du quotidien atteignent moins de 5.000 exemplaires par jour depuis ces dernières années selon les chiffres publiés par le Conseil national de la presse ivoirien sur son site internet.

Ces difficultés financières ajoutées aux méventes semblent être la cause de cette décision de la direction de Fraternité Matin de se séparer de certains de ses collaborateurs. Dans une note transmise aux représentants du personnel et datée du 16 novembre 2018, la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), propriété de l’Etat ivoirien et éditrice du journal, va licencier 123 employés, qui s’ajoutent à 32 départs volontaires. Fraternité Matin enregistre donc 155 départs sur un effectif total de 339 personnes.

Déclaration relative aux pratiques anti-confraternelles de Fraternité Matin

Sur cette liste figure onze journalistes ce qui représente un quart de la rédaction selon Théodore Sinzé. Le journaliste du service politique de Fraternité Matin et par ailleurs secrétaire général adjoint du Syndicat des agents de Fraternité Matin est lui-même sur la liste des licenciés. Cette décision de licenciement qui prendra effet le 18 décembre 2018 n’est pas du goût des employés qui entendent la contester en justice.

« Ce plan social ne va rien redresser du tout. C’est un règlement de comptes » dénonce Théodore Sinzé, qui accuse le directeur général de Fraternité Matin, Venance Konan, de « mauvaise gestion » et de « détournement de fonds ahurissants ». « Le fond du problème c’est que nous avons dénoncé la gestion de Venance Konan » souligne Théodore Sinzé, notant que 11 représentants du personnel et plusieurs directeurs figurent parmi les licenciés. Une assemblée générale du personnel est convoquée pour jeudi.

Ebony T. Christian

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