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La Côte d’Ivoire et le Ghana s’engagent pour un cacao durable

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Le Conseil Café Cacao de Côte d’Ivoire et le Cocoa Board du Ghana ont formé un comité sur la durabilité du cacao, à l’issue de deux jours de discussion à Abidjan. Une entente sur la durabilité du cacao pour laquelle les industriels du secteur ont été associés.

La notion de durabilité du cacao tels que discuté par les deux pays touche plusieurs pans de l’exploitation de cette matière première brut agricole dont la Côte d’Ivoire et le Ghana sont les deux premiers producteurs mondiaux. Les consommateurs en occident de plus en plus exigeants veulent une traçabilité du cacao qu’ils achètent ; aussi doit-il être propre et exempt de toute activité liée à la déforestation, au travail des enfants et à l’usage incontrôlé des pesticides.

Ce sont autant de sujets sur lesquels le comité de durabilité du cacao Côte d’Ivoire-Ghana se penchera. A cela s’ajoute la question de l’amélioration des revenus des producteurs et la traçabilité du cacao. Et sur ces questions, Yves Brahima Koné le directeur général du Conseil Café Cacao de Côte d’Ivoire indique que les deux pays « sont disposés à travailler avec l’industrie du chocolat ».

C’est la toute première fois que la Côte d’Ivoire et le Ghana associent les industriels pour travailler sur la durabilité du cacao. Une sage orientation selon les experts du secteur car il en va de l’avenir du cacao sur le marché international et dans l’assiette du consommateur. Traçabilité et transparence sont donc deux facteurs déterminant pour convaincre des consommateurs de plus en plus exigeants.

Pour répondre à ces exigences, la Cote d’Ivoire et le Ghana ont entamé un programme de recensement des producteurs. Dans les deux pays, on compte environ 2 millions de producteurs qui exploitent généralement de petites parcelles qui feront l’objet d’une cartographie complète.

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« Nous développons une base de données des producteurs. Elle rassemblera toutes les informations des ménages et les donnes biométriques de chaque personne. Ensuite leurs terres seront identifiées. Une fois que nous aurons toutes ses informations il sera facile de savoir s’il y a par exemple du travail illégal d’enfant ou si une plantation est dans un foret classée » explique Joseph Boahen Aidoo directeur général du Cocoa Board du Ghana.

Pour assurer la durabilité du cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana devront mettre la main à la poche car l’investissement technique pour la traçabilité s’élève à plusieurs milliards. Il faudra sans doute un apport non négligeable des industriels pour pouvoir atteindre les objectifs que se sont fixés les deux pays.

Anderson Diédri

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