L'actualité ivoirienne sans coloration politique

Un chef d’escadron divulgue des informations sur une opération anti-djihadistes

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On en sait un peu plus sur les mouvements de troupes dans le nord de la Côte d’Ivoire au moment où les réseaux sociaux bouillonnent après des informations faisant état de l’échec d’une traque aux djihadistes en raison d’une fuite au sein de l’armée ivoirienne.

Depuis plusieurs jours, les armées ivoirienne et burkinabè mènent une opération conjointe dans le nord de la Côte d’Ivoire. Objectif : traquer et débusquer des djihadistes qui avaient trouvé refuge dans la zone et opérant sur des cibles civiles et militaires au Burkina Faso voisin. Présentée comme une première par les chefs d’état-major des deux pays, l’opération conjointe, baptisée Comoé se déroule dans la plus grande discrétion principalement en terre ivoirienne.

Aucun bilan de l’opération n’est disponible pour le moment. « Il est nécessaire pour nous de nous unir pour faire face à la menace. Les djihadistes ont réussi à le faire. Ils arrivent à se solidariser entre groupes armés terroristes. Si nous nous ne le faisons pas, évidemment on perdra la guerre » a indiqué le chef d’état-major ivoirien, le général Lassina Doumbia.

Un gendarme ivoirien arrêté

Une source sécuritaire burkinabé précise que la présence d’éléments djihadistes au nord du parc national de la Comoé en Côte d’Ivoire avait été détectée depuis plus d’un an. Il s’agit de djihadistes opérant au Burkina, qui venaient chercher refuge du côté ivoirien de la frontière. L’opération Comoé qui a commencé au début du mois de mai s’est déroulée au nord-est de Ferkessédougou, près du petit village de Sangopari.

Côté burkinabé, on confirme qu’un soldat blessé pendant l’opération a été hospitalisé à Korhogo et l’arrestation du chef d’escadron de la gendarmerie de Kong. Les ratés de l’opération lui sont en partie imputés. L’homme aurait communiqué des informations confidentielles au sujet de l’opération à un civil. Cela aurait pu aider certains djihadistes qui ont pu passer au travers des mailles des filets de la centaine d’homme lancée à leur trousse.

La rédaction

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